
MA TERRE M’EFFLEURE
Pratique collective sociale artistique et danse-tournoiement
Entre 2022 et 2023, ce projet porté par Soo-ah Gabrielle Moles, prend racine et se développe dans la vallée de la Drôme, à l’Espace social et culturel de Die. Deux fois par mois durant une journée, le groupe de femmes se réunit pour pratiquer, et ce durant 9 mois.
« À partir de la pratique de la danse-tournoiement, nous cultiverons la « spirale de vie », une expérience de relation à soi, à l’espace, aux autres, au monde. Dans ce projet culturel et artistique porté par un cercle intergénérationnel de femmes, notre laboratoire de mouvement et d’ancrage corporel aura pour perspective d’aboutir à la création de compositions dansées. Une journée type est composée d’ateliers de pratique, d’un repas partagé et de cercles de partage et de recherche collective. Cette pratique est accessible à toutes, et procure équilibre, apaisement du mental ainsi qu’une immense joie. »
Intervenantes :
Soo-ah Gabrielle Moles, danseuse performeuse, facilitatrice, coordinatrice de projets artistiques et culturels
Danielle Allouma, danseuse chorégraphe et pédagogue du tournoiement
Stéphanie Moulin, scientifique, danseuse et pédagogue
Macha Polivka, danse du tournoiement
Ancrage corporel
Les matinées sont dédiées à l’ancrage, à l’écoute, à la remise en corps de l’état présent. Heureuses de se retrouver dans la perspective d’une journée entière passée ensemble, un espace-temps peut se déployer. L’ancrage est un élément fondamental pour la danse-tournoiement et la spirale, cette notion d’infini qui tourne. Le déroulé proposé par les intervenantes permet d’entrer par étape et d’acquérir des éléments aussi bien anatomiques que pragmatiques qui permettent à chacune des prises de conscience et plus de liberté dans leur connaissances.
Mouvement et tournoiement
Après un repas partagé le midi, l’ensemble du groupe se remet en mouvement. Que nous apporte la pratique de la danse-tournoiement ?
On pourrait répondre que c’est pratique de l’être plus que du faire “je ne montre pas, je suis moi” : le tournoiement symbolise et pratique un mouvement en permettant à l’être de se connecter entre Terre et Ciel, entre horizontalité et verticalité, entre gravité et légèreté, dans l’infini cycle du cercle, à l’impermanence de la naissance et de la mort en soi, une transe susceptible de permettre une révélation de l’être.
À travers le jeu, le cercle cultive la cohésion de la communauté et approfondit sa communication.
Un territoire
Le projet s’inscrit dans un cadre territorial local. Au creux des montagnes dans la vallée, il fut possible de collaborer sur une durée assez étendue. Ainsi, au fil des saisons, s’est crée un lien pour régénérer la capacité d’expression sociale et politique des femmes citoyennes, habitantes d’un territoire, à travers un projet artistique permettant de prendre sa place individuelle dans un collectif, de vivre une expérience de cohésion sociale et humaine de femmes envers les autres êtres vivants.
Mais aussi du désir de donner les moyens à l’émergence, aux femmes d’organiser, de faire émerger, et d’animer ce projet social, culturel et artistique… dans un souci de solidarité, de réinvention en profondeur d’une culture commune.
Création collective et cercle de femmes
À la fin de l’hiver, quand le printemps a éclos, le groupe se prépare autour de la mise en forme d’une création collective. Chacune, après avoir expérimenté la danse-tournoiement, va développer une partition qui lui est propre et proposer aux autres femmes de participer pour la soutenir. Certaines ont une idée bien définie, d’autres cherche à travers des écrits ou des poèmes. C’est un temps précieux et calme pour laisser émerger ce qui leur semble essentiel dans cette expérience.
Des temps de répétitions, d’essayage de costumes et d’accessoires dans la grande salle de l’ESCDD se succèdent ainsi que des essais dans la salle où va se jouer la représentation le jour J.
