Pies y vientos altos

Cirque

Une trapéziste arrive sur scène en trainant derrière elle un trapèze. De cette image va naitre une histoire de relation, entre elle et l’inanimé. Quel est le poids des choses, quel impact sur nos corps, nos sensations, nos vécus ? Quand est-ce que je décide de porter ou d’être porter ?
Son corps tombe puis tour à tour c’est le trapèze, on se sait plus qui se relève ou qui porte. Une poésie des corps nait dans ce mouvement.
Ce solo fut grandemment inspiré lors d’une résidence au Mexique, dans l’état de Xalapa, où la tradition du son jarocho trouve ses racines. On y chante et célèbre le quotidien de la vie et de la mort à travers la musique.

Dans la nuit qui tombe, c’est la forêt qui l’appelle, un visage aux mille couleurs qui répond en rythme du son jarocho. Elle hume doucement puis lève la tête vers les nuages, et se souvient.
Du humus sort de ses narines, elle se souvient encore.
Comment raconter ses Morts et leur retour à la Terre et au Ciel?

En la noche que cae, es el bosque el que la llama, una cara con mil colores que responde al ritmo del sonido Jarocho. Ella huele, luego mira las nubes y recuerda.
El humus sale de sus narices, otra vez recuerda.
¿Cómo contamos sus Muertos y su regreso a la Tierra y al Cielo?

Conception, interprétation et trapèze fixe:
Aline Comignaghi
Regard extérieur: Hélène Gaudret
Vidéo : Marcin Polar
Costume: Samantha Louet