
Résidence Corps-Territoire #1
Résidence-laboratoire à Pont-de-Barret (Drôme) en 2024
Se réunir au matin avec la rosée, la forêt et le soleil qui pousse sous les branches d’été, il y a des travaux sur la place du village, un marteau-piqueur et un programme qui nous attend.
En 2024, la résidence-laboratoire a durer 3 jours et nous avons l’occasion d’ouvrir les perspectives et les sensations pour explorer ce corps-territoire.
Qu’est-ce qui nous donne l’occasion d’être en lien pour le faire émerger ? Quelles sont les évocations et les sens qui s’ouvrent à la lisière de nos expériences ?
Dans cette première édition, nous avons demander, aussi simple que complexe, qu’est-ce que le corps-territoire?
À l’image d’une archive à construire ensemble, nous étions près d’une vingtaine de personnes; danseuse, psychomotricienne, travailleuse sociale, ingénieur-consultant, illustratrice, sexologue, thérapeute, paysanne, chercheuse, étudiant.e.
Nous avons invité l’association Otratierra pour co-organiser cette édition, afin de découvrir leurs apports théoriques sur les pratiques venant de femmes latino-américaines et guider des pratiques artivistes. Nous avons goûter subtilement en profondeur dans comment le corps-territoire est-il traversé par des relations d’affectivité, de réciprocité et d’interdépendance entre êtres vivants.
Le corps et le territoire comme archives
Nous entrons dans la matière corporelle grâce aux pratiques somatiques en contactant les os, la peau, les muscles, en contactant notre structure et notre enveloppe. À l’aide de plusieurs médiums artistiques et narratifs nourris d’une approche sentipensante, nous produisons collectivement et individuellement des expressions relatives aux vécus.
De quelle manière les corps génèrent-ils des mutations ou des créations dans les tissus de la réalité sociale des territoires? Et réciproquement ?
Ancestralité, empreintes et conséquences de la domination sur les corps et les territoires
Dans un document annexe nous ferons un état des lieux de la résidence-laboratoire. Il y a eu beaucoup à vivre et à raconter pendant ses 3 jours. Tout cela a cohabiter : le chant qui résonne dans notre chair à chaque fin de journée, la préparation en bords de rivière, les branches accrochés sur nos corps, le soin de l’espace-temps et du corps collectif, le rituel, des recettes contre l’oppression, la beauté et le silence… Merci aux participant.es pour votre présence généreuse, et à toute l’équipe de Maga Viva et Otratierra Aline et Silvia et Nirlyn.